À propos

Crédit : Enrico Bartolucci

Réalisatrice, productrice, autrice, activiste, je partage mon temps entre recherche et création. Après, Ouvrir La Voix – mon premier film autoproduit et auto-distribué qui donne la parole à vingt-quatre femmes afro-descendantes francophones – sorti dans les salles françaises, belges et suisses en 2017 et canadiennes en 2018 ; je réalise un second documentaire, Une Histoire à Soi. Ce film d’archives sur l’adoption internationale du point de vue de 5 personnes adoptées, aujourd’hui adultes, sort en salles françaises le 23 Juin 2021, suisses le 2 février 2022 et à la Cinémathèque québécoise le 26 Août 2022. J’interviens régulièrement comme conférencière à propos de l’afroféminisme, des industries culturelles, de l’intersectionnalité ou de l’adoption. En 2018, je fonde le « Mois des Adopté·es », une série d’événements se déroulant tous les ans au mois de Novembre entre la France, la Suisse, la Belgique et le Québec afin de permettre aux personnes adoptées de se réapproprier la narration.

En 2021, j’ai décidé de raconter mon histoire dans un essai autobiographique sur l’adoption et j’ai donc publié mon premier ouvrage, Une poupée en chocolat, aux éditions La Découverte (France) et Remue-Ménage (Québec).

En 2022, je me suis réinstallée à Montréal où j’ai fondé une boite de production 100% noire : Caïssa Productions.

Vous pouvez me suivre en français et en anglais sur les réseaux :
@orpheonegra

Presse

« La création n’est pas décorrélée du monde réel : il y a une fiction selon laquelle un ou une artiste serait une entité séparée des conditions matérielles, et c’est faux. Pour écrire il faut avoir le temps d’écrire, il faut avoir un espace pour écrire, il faut avoir une intimité, il faut avoir les moyens de ne pas avoir un job alimentaire. Tous ces enjeux-là sont très importants, et « Une chambre à soi » de Virginia Woolf a été un texte fondateur pour moi. Je savais que si je voulais me lancer dans une carrière artistique il allait falloir développer un esprit très concret, et un rapport très précis au pécunier. »

France Culture, Entendez-vous l’éco, 14 Avril 2022

« L’adoption étant déjà bien peu questionnée, que dire alors de l’adoption transraciale et transnationale ? C’est donc très logiquement que la haute pile de nos idées préconçues a été renversée avec fracas à la lecture de Une poupée en chocolat. Dans la lignée de son film Une histoire à soi, sorti en salles en juin, la cinéaste, sociologue et militante afroféministe Amandine Gay met en lumière dans son essai l’aspect hautement politique de cette démarche trop souvent comparée à un acte de générosité pure, et n’hésite pas à l’inscrire en dur dans les systèmes de domination qui traversent la société. La puissance du texte est démultipliée par son aspect autobiographique, qui sert de fil rouge pour mettre en scène une recherche plus théorique. L’histoire d’Amandine Gay est en effet celle d’une fille noire adoptée par un couple blanc dans la campagne lyonnaise et son récit nous captive, nous révolte souvent, et nous touche au plus profond, notamment dans les dernières pages, bouleversantes. »

Libération, Les douze meilleurs essais de 2021: la sélection de «Libé», 19 Décembre 2021.

« Quand Surya Bonaly refuse le podium en 1994 pour sa médaille d’argent, c’est un moment déterminant pour plein de femmes noires. Elle nous a montré que même en étant meilleure que tout le monde on vit l’injustice, mais qu’on n’a pas à baisser la tête »

France Culture, Boomerang : Les Histoires d’amandine Gay, 17 Juin 2021